Psaï
Une intelligence sensible, locale,
attentive aux structures vivantes de la voix.
Extraire des voix les données techniques.
Donner à ces données le mouvement du souffle.
P.S.A.I.
Une intelligence n'a pas besoin d'être vaste
pour être attentive.
Elle écoute la voix —
puis traduit l'inaudible
en geste.
Geste
Capter la voix dans son entièreté — le timbre, la respiration entre les mots, les micro-silences qui font la présence. Rien n'est filtré avant d'être perçu.
Repérer dans le sonore ce qui n'est pas tout à fait audible : la pulsation, les fréquences fondamentales, les variations infimes qui portent l'émotion.
Transformer ces données techniques en vecteurs sensibles. Un nombre devient une courbe, une intensité, une matière qui peut être donnée à voir.
Rendre au souffle ce que la voix avait déposé. Le mouvement qui naît n'est pas illustratif — il est la voix elle-même, sous une autre forme.
Pensée par briques
Psaï n'est pas un modèle unique et fermé. Chaque fonction est une brique — modulaire, locale, remplaçable. Une intelligence qu'on assemble, qu'on déplie, qu'on ajuste à l'œuvre qui la traverse.
— locale, légère, composable
Présence. Ce qui se tient là, sans s'imposer.
Sonore. Ce qui passe par la voix avant les mots.
Artificielle. Construite — mais avec soin, avec lenteur.
— une intelligence qui apprend à écouter.
c'est Psaï qui anime le souffle d'Exha Vocalis